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HUMANITY - 2015

En mai et juin 2015, le Taiaki dojo a été engagé pour chorégraphier un combat pour un film (court-métrage), nommé "Humanity", réalisé par le très talentueux Mehdy HOUATTE. Nous partageons au moins un point commun avec Mehdy, celui d'oser faire des choses que d'autres n'oseraient pas. Ainsi, son film traite de l'histoire d'un monde post-apocalyptique où les hommes sont presque éteints et les femmes dominent, sauf dans la maîtrise du sabre :).

Vous trouverez ici des photos du tournage, du plateau, de l'équipe technique et des membres du Taiaki ayant participé à ce projet, Micael, Corentin et Estelle. Des explications apparaissent sur les photos lorsque vous passez votre pointeur dessus.

Corentin et Micael ont imaginé la chorégraphie, qui par la suite a été exécutée par ce dernier et Estelle. 

 

Corentin (à gauche) et Micael (à droite) qui affinent une phase du combat.Corentin (à gauche) et Micael (à droite) qui affinent une phase du combat.

Micael explique à l'équipe du film quelques particularités du sabre et de la chorégraphie. De gauche à droite: Micael, le réalisateur, le caméraman et la script.Micael explique à l'équipe du film quelques particularités du sabre et de la chorégraphie. De gauche à droite: Micael, le réalisateur, le caméraman et la script.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chorégraphie mise au point avait quelques particularités par rapport à notre pratique habituelle au dojo.

Tout d'abord, nous pratiquions avec des armes en métal au lieu de nos armes en bois. Même si ces sabres n'étaient pas aiguisés, le niveau de danger était indubitablement plus élevé.

 

Ici nous voyons à quel point les acteurs étaient entourés. Comme dans cette phase, l'équipe technique est à moins d'un mètre du combat.Ici nous voyons à quel point les acteurs étaient entourés. Comme dans cette phase, l'équipe technique est à moins d'un mètre du combat.

Ensuite, il a fallu expliquer la dynamique du combat, les mouvements des sabres et des acteurs. Cette partie était évidemment essentielle pour le réalisateur et le caméraman, qui à leur tour nous faisaient part de leurs desiderata, souhaits et limites matérielles (notamment, allez moins vite :).

Nous voyons le caméraman qui doit suivre la dynamique du combat, sans voir où il met les pieds. Pour le guider, notamment lorsqu'il recule, il a quelqu'un qui le guide et le tient en permanence, ici bien visible derrière lui.Nous voyons le caméraman qui doit suivre la dynamique du combat, sans voir où il met les pieds. Pour le guider, notamment lorsqu'il recule, il a quelqu'un qui le guide et le tient en permanence, ici bien visible derrière lui.

De plus, les acteurs devaient effectuer leur chorégraphie dans un espace apparemment ample, mais en fait avec un marquage au sol très précis et à un rythme très précis. En effet, le caméraman filmait avec la caméra à l'épaule et tournait autour des acteurs en même temps que la chorégraphie évoluait. Au départ, le caméraman n'était pas très rassuré et gardait ses distances par rapport au combat. Avec la multiplication des prises, il a compris qu'il pouvait nous faire confiance et nous avons  tourné une scène où le sabre passe, volontairement, à un centimètre de la caméra (ou peut-être à deux, centimètres, mais pas plus) 

  

Micael expliquant à Estelle un positionnement. Dans un dojo comme sur un plateau de cinéma, le Katori doit être précis.Micael expliquant à Estelle un positionnement. Dans un dojo comme sur un plateau de cinéma, le Katori doit être précis.

Une phase du combat avec, au fond, la "script", dont le travail consistait à numéroter toutes les prises pour que le réalisateur soit en mesure de retrouver toutes les phases du combat, avec les variations pour chaque phase.Une phase du combat avec, au fond, la "script", dont le travail consistait à numéroter toutes les prises pour que le réalisateur soit en mesure de retrouver toutes les phases du combat, avec les variations pour chaque phase.Pour finir, la dernière phase du combat consistait en une esquive, un désarmement, suivi d'une chute et d'un assommement. Pour rappel, ceci était exécuté avec des sabres en métal et  dans le même laps de temps où habituellement nous faisons, par exemple, une parade. Pour ne rien faciliter, Micael devait faire chuter Estelle sur une surface aussi grande qu'une veste ! Ce mouvement était très complexe à réaliser, dû à sa technicité et à la vitesse d'exécution. Avant chaque réalisation de cette phase,  le zanshin, la tension montait d'un cran , aussi bien pour les acteurs que pour l'équipe technique, toute proche.

Ce fut une expérience enrichissante, car nous avons pu tester le Katori dans un autre monde, celui du cinéma, qui a ses propres codes, ses contraintes et ses demandes bien spécifiques. Tous les participants du dojo et du film ont été ravis, et le Katori a prouvé qu'il gardait toute son essence en dehors de la bulle bien confortable du dojo. Une expérience à tenter de nouveau dès que possible !

 

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